Obstruction nasale chronique
L’obstruction nasale chronique correspond à une sensation persistante de nez bouché, souvent bilatérale, qui peut gêner la respiration, perturber le sommeil ou altérer la qualité de vie. Elle peut être due à une déviation de la cloison nasale, une hypertrophie des cornets, une inflammation chronique des muqueuses ou une polypose nasale. Un examen ORL et une nasofibroscopie permettent d’identifier la cause et de proposer un traitement médical ou chirurgical adapté.
Rhinite allergique et vasomotrice
La rhinite allergique se manifeste par des éternuements, un nez qui coule ou qui gratte, souvent en lien avec les saisons (pollen) ou des allergènes domestiques (poussière, acariens, animaux).
La rhinite vasomotrice, non allergique, provoque des symptômes similaires sans cause allergique identifiable. Ces rhinites peuvent être soulagées par un traitement médicamenteux (antihistaminiques, corticoïdes locaux) et, dans certains cas, par une désensibilisation ou un geste chirurgical.
Déviation septale
Une cloison nasale déviée peut être congénitale ou post-traumatique. Elle gêne la respiration nasale, favorise les infections ORL et le ronflement, et peut aggraver une rhinite allergique ou une sinusite chronique. Le diagnostic se fait par examen clinique et nasofibroscopie. Le traitement repose sur la septoplastie, une intervention chirurgicale qui redresse la cloison pour rétablir une respiration normale.
Hypertrophie des cornets
Les cornets sont des structures internes du nez qui humidifient et filtrent l’air. Lorsqu’ils sont trop volumineux (hypertrophie), ils peuvent provoquer une gêne respiratoire chronique. Cette hypertrophie peut être associée à une rhinite allergique ou à une déviation de la cloison. Le traitement peut être médical (sprays) ou chirurgical (réduction des cornets).
Sinusites aiguës et chroniques
Les sinusites aiguës sont des infections des sinus paranasaux, souvent consécutives à un rhume, provoquant douleurs faciales, congestion, écoulement nasal purulent et parfois fièvre.
Lorsqu’elles persistent au-delà de 12 semaines, on parle de sinusites chroniques, parfois associées à des polypes. Un scanner des sinus et une endoscopie nasale aident à orienter le traitement, qui peut aller de l’antibiothérapie aux soins locaux ou à la chirurgie endoscopique.
Polypes nasaux (polypose naso-sinusienne)
Les polypes nasaux sont des excroissances bénignes de la muqueuse nasale, souvent liées à une inflammation chronique (asthme, allergie,…). Ils bouchent progressivement le nez, réduisent l’odorat et peuvent favoriser les sinusites. Le traitement combine corticoïdes locaux, parfois corticoïdes oraux, et en cas d’échec, une chirurgie endoscopique des sinus peut être indiquée pour retirer les polypes et améliorer la respiration. Dans certains cas récidivants , des thérapies biologiques ciblées peuvent être proposées.
Saignements de nez (épistaxis)
Les saignements de nez sont fréquents et souvent bénins. Ils surviennent le plus souvent à partir de la cloison nasale (zone de Kiesselbach), surtout en cas d’air sec, de manipulation nasale ou d’hypertension. Dans certains cas, ils peuvent être abondants ou répétés. Le traitement dépend de la cause : hydratation, arrêt de sprays irritants, cautérisation, et dans les cas sévères, mèche hémostatique ou geste chirurgical.
Tumeurs bénignes et malignes du nez et des sinus
Les tumeurs du nez et des sinus peuvent être bénignes (papillomes, angiomes, fibromes) ou malignes (carcinomes, adénocarcinomes). Elles se manifestent par une obstruction nasale unilatérale, des saignements inhabituels, une perte d’odorat ou des douleurs faciales. Toute suspicion nécessite un bilan complet avec endoscopie, imagerie et biopsie. La prise en charge est chirurgicale, parfois associée à une radiothérapie.